Journal Intime d'une Dépressive qui se Soigne

Je m’appelle Élyra Solän. Jeune femme d’une trentaine d’années, maman de deux enfants, j’apprends à affronter mes peurs, mes blessures et mes silences. J’écris ici pour me soigner, pour me retrouver, et pour ne plus transmettre ce qui m’a fait mal. J’ai compris que demander de l’aide, c’est une immense force.

Certaines années ne se remercient pas. Elles se quittent

Il y a des fins d’année qui ne demandent ni bilan glorieux,
ni gratitude forcée,
ni faux sourires.
Il y a des années qu’on ne célèbre pas.
Qu’on laisse partir en silence,
parce qu’elles ont trop pris.
2025 est de celles-là.


Il y a des années qu’on ne célèbre pas.
Des années qu’on ne remercie pas.
Des années qu’on laisse partir sans nostalgie,
simplement parce qu’elles ont trop pris.
2025 a été de celles-là.


Probablement la pire année de ma vie.
La plus chaotique.
La plus violente.
La plus destructrice.
Une année qui m’a mise à genoux à plus d’un moment.
Qui m’a fait douter de tout.
De moi.
Des autres.
Des liens que je croyais solides.
Des places que je pensais acquises.
2025 m’a fait mal. Profondément.
Elle m’a vidée.
Elle m’a épuisée.
Elle m’a laissée avec une fatigue que le sommeil ne répare pas.


Mais elle a aussi ouvert des yeux que je gardais fermés depuis trop longtemps.
Ce que 2025 m’a appris, malgré tout
Cette année m’a appris une chose essentielle :
les gens qui comptent vraiment ne sont pas toujours ceux que l’on croit.
Elle m’a montré, parfois brutalement,
que certains membres de ma propre famille n’étaient pas ceux sur qui je pouvais m’appuyer.


Que l’amour conditionnel, les attentes, les silences et les absences
peuvent faire plus de dégâts que les conflits ouverts.


Et à l’inverse,
2025 m’a offert une surprise que je n’attendais pas.
Une personne.
Une main tendue.
Un soutien venu de là où je ne regardais même pas.
Quelqu’un qui est venu sans bruit.
Sans promesse.
Sans attente.
Sans rien demander en retour.
Juste cette phrase, simple et rare :
« Tu n’es pas seule. Je suis là. »
Peu de gens ont été capables de ça.
Très peu.
Et je sais aujourd’hui reconnaître
ceux qui aident avec le cœur,
et ceux qui aident avec des conditions.


2026 : pas d’euphorie, pas de promesses
Je n’accueille pas 2026 avec des feux d’artifice.
Je ne la prends pas à bras-le-corps en proclamant que ce sera la plus belle année de ma vie.
Ce serait faux.


À l’instant où j’écris ces lignes,
j’accueille 2026 avec de la lassitude.
Avec de la prudence.
Avec une forme de méfiance aussi.
Je sais que cette année ne sera pas simple.


Je sais qu’elle sera encore exigeante.
Peut-être un peu moins brutale que 2025, je l’espère.
Mais certainement pas magique.
Ce que j’attends de 2026,
ce n’est pas le bonheur.
C’est la reconstruction.
À mon rythme.
Sans pression.
Sans performance.
Sans avoir à prouver quoi que ce soit.
Me recentrer, enfin
2026 sera une année tournée vers moi.
Pas par égoïsme.
Par nécessité.
Mes progrès.
Mes projets.
Ma santé.
Mon équilibre.
Ma paix intérieure.


Je n’ai plus l’énergie de me disperser.
Plus la force de porter ce qui ne m’appartient pas.
Plus l’envie de m’oublier pour préserver des liens qui me coûtent trop cher.
Je laisse 2025 partir avec soulagement.
Sans haine.
Sans colère.
Juste avec la certitude
qu’elle n’a plus rien à m’apprendre.

Je n’attends rien de spectaculaire de 2026.
Je la laisse venir.
Mois après mois.
Pas après pas.
On verra.
Et ce sera déjà beaucoup.
Je ne demande rien à 2026.
Je lui laisse simplement la place.
Je marcherai à mon rythme.
Avec prudence.
Avec fatigue parfois.
Mais avec plus de vérité.
Et pour l’instant,
c’est déjà suffisant.

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